| Commentaires sur l'Article "Après le coup d’Etat du 18 février 2010 : les Nigériens se sont-ils déjà réconciliés avec eux-mêmes?" de Ibrahim Yaro du 3/01/2010 |
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| Idées & Opinions |
| Lundi 08 Mars 2010 08:28 |
Cet article(Après le coup d’Etat du 18 février 2010 : les Nigériens se sont-ils déjà réconciliés avec eux-mêmes?" de Ibrahim Yaro) me donne le désir de donner mon point de vue sur le concept de la « reconstruction nationale », qui plus est dans des circonstances de temps et de lieu qui n’étaient pas à mon goût. J’ai pris ce désir comme un « souffle » même si mon inspiration pourrait tromper mon étroite adhésion à ma logique contraire à la perception politique que j’aie avec certains compatriotes qui ne voient certainement pas les choses de la même manière.
Tout compte fait, j’ai décidé de faire droit à ce désir, considérant que mon subconscient exprimait là une attente qui est finalement partagée par un grand nombre de personnes, tant dans la diaspora nigérienne qu’à l’intérieur de ce pays meurtri par des saboteurs sans scrupules. Que beaucoup de ces derniers se soient érigés en défenseurs intègres de l’unité et de la reconstruction nationale, voilà qui dépasse l’entendement.Je parle très brièvement du concept de reconstruction nationale, un slogan à la mode pour celui qui arrive au pouvoir. Le concept de la reconstruction nationale : Loin de moi la prétention de donner ici la parole d’érudit. Je ne fais que manifester mes sentiments devant ce qu’il faut bien appeler un énorme mensonge. Mais avant toute question de fond, il sied en moi de rappeler que le Niger est devenu indépendant depuis le 3 août 1960 avec une population d’environ 1.700.000 habitants relativement dense par endroit sur le territoire national de 1.266.510 km2. Depuis lors, le Niger est entré confusément dans l’œuvre de la construction et de reconstruction nationale avec de multiples prises de pouvoirs. Cette année comptera cinquante ans d’indépendance pour le Niger. Nous ne connaissons malheureusement autre croissance que celle démographique estimée à 12.525.094 en juillet 2006 selon des sources d’information. En valeur absolue, le Niger connaît une croissance démographique moyenne près de 14% par an, ce qui est absolument contradictoire à sa croissance économique consécutivement depuis 1960. Que pourront nous dire ces dirigeants ? Est-ce dire que les économistes et les sociologues nigériens dont les chercheurs, techniciens et planificateurs chevronnés, (cadres de l’état) ont manqué l’essentiel de leur mission au Niger ? Pourtant, malgré l’adversité climatique, le Niger aurait connu une expansion de sa croissance économique meilleure par rapport aux voisins de la sous-région avec le seul boom de l’uranium de son sous-sol. Aujourd’hui, contraste aidant, le sous-sol nigérien est encore plus riche en minerais avec des nouvelles recherches dont l’expansion de l’uranium, l’étain, le charbon, le phosphate, le natron, l’or et bientôt, le pétrole qui sera mis à l’exploitation. Il y a aussi la deuxième mamelle économique du Niger dont à la fois l’élevage et l’agriculture malgré la prédominance du désert et la menace du changement climatique avec environ 90% de la population active, relativement jeune, qui exploite sainement le secteur dans des zones intensément agricoles d’environ 12% plus 30% de zones retenues arables de l’ensemble de la superficie et une immense zone pastorale donnant aujourd’hui un élevage amélioré pour un cheptel estimé à 35.000.000 de têtes exploité par 87% de cette même population active, selon des sources d’information. Le taux de croissance du cheptel est d’environ 5% par an. A cette instance, l’élevage constitue une source importante de devises pour l’état nigérien et les collectivités territoriales (environ 20% de recettes d’exportation après l’uranium) et contribue de manière significative au budget des ménages (15%) et à la satisfaction des besoins alimentaires de la population (25%) selon des sources d’information. Larousse nous dit que la reconstruction appartenait à une période allant de 1865 à 1877, succédant à la guerre de Sécession et pendant laquelle les Etats de l’ex-confédération (Etats sudistes) étaient réintégrés dans l’Union s’ils avaient adopté les amendements à la Constitution fédérale qui reconnaissaient les droit des Noirs et interdisaient aux confédérés toute activité politique et administrative. En Droit, la reconstruction est définie comme étant de nature à régler les difficultés liées au contrôle du caractère analogue d’un texte inscrit à une loi ou à une législation dont l’application et/ou l’interprétation remet en cause dans les faits le système politique. Religieusement parlant, la reconstruction est définie comme étant une reconversion (réinsertion) de son être à la vie normale après mécréance et profanations. On pourrait dire beaucoup de choses sur la définition de ce concept mais il me parait utile de renvoyer à sa profonde signification en Zarma et/ou Hausa pour ceux qui maîtrisent encore assez bien nos belles langues. Vous me pardonnerez les impressions si je tente une libre traduction ! Les expressions « Boro-kina’a » ou encore « Giina-Diyawci » La reconstruction suppose dès lors au moins trois entités : deux parties en conflit et l’objet même du conflit. La reconstruction, un slogan à la mode : Si le Droit nous définit le concept de la reconstruction (régler les difficultés), il ne nous dis pas l’objet de la discorde menant l’armée à la prise du pouvoir par l’armée au Niger. Ç’aurait été un changement venu de la société civile dans la lutte pour la restauration et le développement de la démocratie sans obstruction ni intervention de l’armée, la question ne serait guère posée du fait que la réponse se trouverait dans la sinuosité de l’existence des humains. Transposée à l’échelle des saboteurs au développement, il faut aller chercher ladite réponse dans l’esprit des hommes et des femmes, des pays et des continents qui s’arrogent le droit de gérer le Niger indépendant comme leur domaine privé. Ces politiciens à gage, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ne savent que piller, tuer l’économie, comme s’ils étaient destinés à finir leur misérable vie sur une autre planète. Tels des francs-maçons imb! us de sang de leurs proies, ils ne savent plus où poser la tête pour partager leur butin car tout leur devient malédiction. De mémoire, voici la troisième transition au Niger depuis la conférence nationale en juillet 1991! Considérant que l’Union Européenne est le plus important donateur d’aide au Niger sous la tutelle de la France qui traditionnellement assiste le Niger depuis l’indépendance en 1960, j’ai pris ce désir comme un « souffle » pour poser la question de savoir ce qu’est le développement au Niger après cinquante ans d’indépendance. C’est une question de légitimité et de crédibilité parce que la démocratie ne s’implante pas par des armes! Alors, qu’est ce qu’il faut reconstruire si en cinquante ans d’indépendance et d’aide tout se mesure au talon? Moussa Dambo Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Commentaires (3)...
Bonjour,
bien que votre discours soit d'une grandiloquence ostentatoire, j'éprouve un certain intérêt pour votre point de vue; et ce qui m'a surtout marqué c'est cette dernière phrase:"Alors, qu’est ce qu’il faut reconstruire si en cinquante ans d’indépendance et d’aide tout se mesure au talon?"; là je suis tout à fait d'accord avec vous. Si on considère l'évolution temporelle du pays au vu de ses ressources, on peut dire, sans risque d'exagérer aucunement, qu'on fait carrément du SURPLACE...alors que notre hymne national se termine bien par un "EN AVANT" des plus tonitruant!!! Ecrivez un commentaire |

























votre texte n'est pas facile à decripter.
on comprend pas parfaitement ce que vous critiquer dans l'article du journaliste, qui du reste est plus claire que le votre.
j'espère tu nous reviendra avec une reprise de vos lignes.