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A la Présidence du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie : le Chef de l’Etat reçoit le ministre français des Affaires Etrangères, et le responsable des Relations internationales à la Communauté Sant’Egidio PDF Imprimer Envoyer
Politique
Mercredi 28 Juillet 2010 08:24
Le Chef de l’Etat avec le ministre français des Affaires Etrangères, hier
Le Président du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie, Chef de l’Etat, le Général de Corps d’Armée Djibo Salou, a reçu en audience, hier dans l’après-midi, le ministre français des Affaires Etrangères, M. Bernard Kouchner. Le diplomate français était accompagné de notre ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur, celui de l’Economie et des Finances et de l’ambassadeur de France au Niger. Deux préoccupations étaient au centre de l’entretien entre le Chef de l’Etat et le diplomate français. Il s’agit de l’exécution en territoire malien de l’otage français Michel Germaneau par Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) d’une part et de l’autre la crise alimentaire que connaît le Niger. Le ministre français des Affaires Etrangères a, au  sortir de l’audience exprimé sa réprobation pour ‘’ce meurtre odieux et inacceptable par la France’’. ‘’Michel Germaneau est âgé de 72 ans, il était cardiaque. Ce n’était pas un homme dangereux, une cible militaire. C’était un homme de bien qui travaille avec des enfants et subventionne une école ici au Niger’’, a-t-il dit. M. Bernard Kouchner a indiqué qu’il a été chargé par le Président Sarkozy pour venir saluer les Présidents des trois pays à savoir la Mauritanie, le Mali et le Niger. « La France se considère avec des amis. Nous sommes déterminés si nous pouvons être utiles à faire ce combat comme s’il était le nôtre. Mais, il est d’abord et surtout le vôtre », a-t-il précisé. M. Kouchner rejette en bloc tout attitude de vengeance. Il s’agit, dit-il, « d’une démarche de la France qui est toujours la même et qui tente de sauver ses citoyens» Malheureusement, a indiqué M. Bernard Kouchner, AQMI n’a pas permis aux canaux habituels  de fonctionner. ‘’La France a tout essayé. Nous avons même essayé de lui envoyer des médicaments, mais ça n’a pas été possible’’ regrette le ministre français. Même l’opération menée par la Mauritanie avec le soutien technique de la France n’a malheureusement pas permis de sauver Germaneau. Face à ‘’cette escalade meurtrière imposée à la France’’ Bernard Kouchner rappelle que la France n’acceptera pas cet état de fait. Nous avons des accords militaires avec tous les pays concernés par cette situation.  Nous avons même un état major commun à Tamanrasset (Algérie). Nous serons donc aux côtés de tous ces pays dans ce combat’’, a-t-il déclaré. Toutefois Bernard Kouchner a exclu toute idée d’implantation de bases militaires. ‘’Ce temps est révolu, dit-il mais nous avons un ennemi commun’’. Le ministre français des Affaires Etrangères a saisi cette occasion pour rappeler les consignes de prudence à ses compatriotes vivant et ou travaillant au Niger. ‘’Il ne s’agit pas pour ceux qui travaillent sur les chantiers miniers de cesser de travailler. Mais c’est surtout les autres, les touristes. Ils doivent tous observer les consignes de sécurité et se dispenser de voyager dans les zones dangereuses’’ a-t-il averti. L’autre volet de cet entretien avec le chef de l’Etat est relatif à la crise alimentaire que connaît actuellement notre pays. ‘’Cette situation nous préoccupe aussi. Nous en avons parlé avec le Chef de l’Etat et les autres membres du gouvernement. La France est avec vous. Vous pouvez compter sur nous’’, a-t-il conclu. Auparavant, le Chef de l’Etat avait reçu le responsable des Relations Internationales à la Communauté Sant’Egidio de Rome, M. Mario Giro. Celui-ci a indiqué que son Organisation suit depuis le début la transition au Niger. ‘’Ce processus est très important non seulement pour le Niger mais aussi parce qu’il est entrain de devenir un exemple de comment on peut faire une Transition vers la démocratie’’ a-t-il déclaré. Il est bien évident reconnaît-il que le Niger connaît déjà la démocratie. ‘’Votre pays a une excellente histoire et une culture démocratique’’, a-t-il précisé. La Communauté Sant’Egidio a selon M. Mario Giro, une grande expérience dans le domaine de la médiation, de la facilitation pour une sortie de crise. C’est pourquoi a-t-il ajouté est intéressant et important pour cette organisation de venir suivre de près le processus de transition. Le responsable des relations internationales à la Communauté Sant’Egidio a annoncé qu’un calendrier de travail sera établi pour permettre à son organisation d’apporter un soutien technico politique et dans le renforcement des capacités. Mario Giro était accompagné au cours de cette audience du Président du Conseil consultatif national, M. Marou Amadou et du premier rapporteur de ladite institution, M. Ibrahim Yacouba.

l Siradji Sanda

28 juillet 2010
Publié le 28 juillet 2010
Source : Le Sahel

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