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Fin, hier à Accra, de la 4ème Conférence des Premières Dames d’Afrique sur l’arrêt du cancer du col de l’utérus : engagement à atténuer les maux dont souffrent les femmes africaines PDF Imprimer Envoyer
Politique
Mercredi 28 Juillet 2010 08:22
La Première Dame Fati Djibo a regagné Niamey, hier en début de soirée, de retour d’Accra où elle a participé, lundi et mardi derniers, à la 4ème conférence annuelle des Premières Dames d’Afrique sur l’arrêt du cancer du col de l’utérus. Les travaux de cette conférence ont pris fin, hier à l’hôtel La Palm Royal Beach d’Accra. A l’issue de cette rencontre, les Premières Dames du Niger, de l’Afrique du Sud, du Swaziland, du Ghana, de la Zambie, de l’Ouganda et de la Gambie ayant pris part aux travaux, ont rendu public une déclaration.

Dans cette déclaration, les Premières Dames s’engagent, en tant que pionnières, à lutter contre les cancers dont sont victimes les femmes, spécifiquement le cancer du sein et celui du col de l’utérus dans les pays les plus pauvres du monde. En tant que leaders, femmes, mères et sœurs, elles affirment, dans la déclaration qu’elles ont réalisé que la vie et la santé des femmes sont critiques, les Premières Dames estiment par conséquent qu’en augmentant au maximum la sensibilisation et les ressources, elles contribueront à la réduction de ces maladies infectieuses et de la mortalité maternelle dans les pays en développement.

Selon la déclaration, bien que ce challenge reste signifiant, les femmes dans le monde en développement souffrent de cette vague de maladies non transmissibles que sont les cancers des femmes, diminuent la longétivité, affaiblissant les familles, détruisant l’essor économique et menaçant le tissu social au sein des communautés. Pire, ajoute la même source, aujourd’hui 90% des décès liés aux maladies non transmissibles surviennent dans les pays en développement où près de 80% des décès sont dus au cancer du col de l’utérus. Dans ces pays précise la déclaration, les filles et les femmes n’ont pas accès aux

services de préventions telle que l’éducation, le vaccin HPV et les traitements préliminaires.

Les Premières Dames d’Afrique réunies à Accra notent également que le cancer du sein, pratiquement méconnu dans les pays en développement, s’intensifie chez les femmes. Elles ont en outre relevé que le cancer du sein et celui du col de l’utérus tuent chaque année plus d’un (1) demi million de femmes dans les pays en développement. Pour les Premières Dames d’Afrique, «notre incapacité à agir sur ce que nous savons en guise de prévention et de traitement, cause des pertes humaines prématurées dans les pays en développement ». Aussi, elles s’engagent à travailler aux côtés de nos Chefs d’Etat, des ministres de la Santé, de l’Education, des Finances, des Affaires Etrangères, des missions des Nations Unies et des leaders de la société civile, pour mener une grande sensibilisation sur les cancers dont sont victimes les femmes. En tant que Premières Dames, elles plaident pour qu’une large diffusion sur le phénomène des cancers féminins soit assurée en perspective de l’Assemblée générale des Nations Unies qui se tiendra en septembre prochain. Pour atteindre cet objectif, la déclaration indique que les Premières Dames envisagent de travailler en collaboration avec les gouvernements afin d’attirer l’attention de l’AG et du Secrétaire général des Nations Unies, des représentants de l’OMS, de la Banque Mondiale, de UNFPA, de l’UNICEF, de l’USAID et des responsables de nos parlements, sur le phénomène du cancer du sein et celui du col de l’utérus en vue de prendre des mesures préventives et curatives. Avec ce premier pas à Accra, indique la déclaration, les Premières Dames d’Afrique s’engagent dans une nouvelle vision en matière de santé des femmes qui sera compatible avec les besoins de nos mères, de nos sœurs, de nos filles pour un lendemain meilleur. Cette rencontre a été une occasion pour notre pays de  partager son expérience en matière de dépistage et de traitement du cancer du sein et celui du col de l’utérus. C’était au cours d’un exposé présenté par le Dr Madi Mayana, gynécologue à la Maternité Issaka Gazobi de Niamey.

Lundi dernier dans la soirée, Hadjia Fati Djibo a pris part à une grande réception offerte par la Première Dame du Ghana, Mme Naadu Mills au State House d’Accra. Cette soirée a également été marquée par la célébration du 15ème anniversaire de la Fondation princesse Nikky contre le cancer. A cette occasion, la Fondation a remis à chacune des Premières Dames participantes, un symbole de reconnaissance pour les efforts qu’elles fournissent dans le cadre de la lutte contre les cancers du col de l’utérus et du sein. La prochaine conférence des Premières Dames d’Afrique sur l’arrêt du cancer du col et de l’utérus se tiendra au Malawi.

l Idé Fatouma,
28 juillet 2010
Publié le 28 juillet 2010
Source : Le Sahel

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