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Le Président du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie, Chef de l’Etat, le Chef d'Escadron Djibo Salou rencontre les syndicats, associations et organisations de la société civile ; les préoccupations des acteurs de la société civile, évoqué PDF Imprimer Envoyer
Politique
Mardi 16 Mars 2010 09:50
Le Président du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie, Chef de l’Etat, le Chef d’Escadron Djibo Salou, a présidé, hier matin, dans la salle de réunion du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Etranger, une réunion d’information avec les représentants des associations, syndicats et ONG membres de la société civile nigérienne.

«Nous avons besoin, aujourd'hui, d'un climat social serein, pour affronter les défis qui se dressent devant nous», déclare le Chef de l’Etat

Cette réunion s’est déroulée en présence du Premier ministre, SEM Mahamadou Danda, du Secrétaire permanent du CSRD, des membres du CSRD et ceux du gouvernement.Le Président du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie, Chef de l’Etat, le Chef d’Escadron Djibo Salou, a présidé, hier matin, dans la salle de réunion du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Etranger, une réunion d’information avec les représentants des associations, syndicats et ONG membres de la société civile nigérienne. Cette réunion s’est déroulée en présence du Premier ministre, SEM Mahamadou Danda, du Secrétaire permanent du CSRD, des membres du CSRD et ceux du gouvernement.

Après la note introductive du Chef de l’Etat, le Chef d’Escadron Djibo Salou, la parole fut donnée aux structures de la société civile. En prenant la parole à cette occasion, le Secrétaire générale de la Confédération Démocratique des Travailleurs du Niger (CDTN), M. Sidibé Issoufou, a déclaré que cette rencontre a été impatiemment attendue par les organisations syndicales. «Je  pense que l’heure n’est plus, vous l’avez souvent dit, à des règlements de compte ou à des rappels par rapport à ce qui nous a amené à la situation actuelle. Nous savons tous ce qu’il en avait été. Nous savons tous quel rôle chacun d’entre nous a joué. C’est pourquoi, nous estimons qu’il faut aller de l’avant », indique M. Sidibé Issoufou. Il a ajouté qu’à la veille des évènements historiques du 18 février 2010, les syndicats étaient dans une situation de non

partenariat avec le gouvernement de l’époque, malgré un certain nombre de protocole qui les liaient dans lequel les préoccupations des travailleurs étaient inscrites, et des engagements fermes avaient été pris, et qui sont restés lettres mortes. « Au lendemain des évènements du 18 février, et au nom de la continuité de l’Etat, nous nous faisons le devoir de vous rappeler quelques unes dont les plus urgentes. Il s’agit d’abord du paiement des incidences financières. A l’heure où je vous parle, il y a un stock de près de 3 milliards qui n’ont pas été payés. A côté de ces 3 milliards, il y a un autre montant de 772 millions environ qui ont été traités, qui sont en instance de paiement », a rappelé le Secrétaire général de la CDTN. Aussi, il a demandé une rencontre entre le Premier ministre et les centrales en vue d’échanger sur un certain nombre de questions dont la plus préoccupante est cette décision du gouvernement défunt de ramener la journée discontinue, alors même que la journée continue avait fait ses preuves et avait été accueillie favorablement. Il a enfin assuré le Président du CSRD du soutien de la CDTN.

Quant à Mme Salamatou Mariko, Secrétaire générale de l’UGSEN, elle a remercié le CSRD pour avoir impliqué les femmes en respectant le quota, dans toutes les actions. Pour sa part, le Coordonnateur du Groupe de réflexion et d’action sur les industries extractives au Niger (GREN), M. Ouboudouma Salissou, a insisté sur la question minière et pétrolière du Niger. Il a souligné qu’il est  inconcevable que les Nigériens soient assis sur des richesses inestimables, et qu’ils continuent à mendier leur pitance à l’extérieur. Il a enfin salué l’engagement du CSRD à faire de la transparence son cheval de bataille. La présidente de la CONGAFEN, Mme Sabo Fatouma Zara a, quant à elle, fait un plaidoyer en faveur de la loi sur le quota, de la parité entre les deux sexes, et de la présence des femmes au niveau du Conseil Consultatif et du comité de rédaction de la nouvelle Constitution. Plusieurs autres représentants des organisations de la société civile ont intervenu pour saluer l’avènement du CSRD au pouvoir, et exposer leurs attentes durant cette transition.  A l’issue de ces différentes interventions, le Président du CSRD, Chef de l’Etat, le Chef d’Escadron Djibo Salou, a indiqué que toutes les préoccupations émises seront prises en compte. « Je vous demande instamment de vous mettre en rapport avec le cabinet du Premier ministre pour que vous puissez apporter vos contributions dans le cadre des travaux du Conseil consultatif », a conclu le Chef de l’Etat. (Lire ci-dessous   l’intégratilité du discours du Président du CSRD.)

l Oumarou Moussa

 

«Mesdames et Messieurs les responsables des syndicats, associations et organisations de la société civile,

Comme vous le savez, depuis le 18 février 2010, notre pays est résolument engagé dans le processus de restauration de l'ordre démocratique et de la légalité Constitutionnelle, sous la conduite du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie.

En votre qualité de témoins, mais aussi d'acteurs engagés dans la défense des acquis démocratiques, vous avez toujours joué le rôle qui est le vôtre, c'est-à-dire, celui de veiller à l'enracinement de la démocratie dans notre pays. C'est ainsi que vous avez tous été, à des degrés divers, les témoins de la tragédie qui se jouait sous vos yeux et de l'impasse politique dans laquelle notre pays avait été placé, à la veille des événements du jeudi 18 février 2010.

Les périls qui menaçaient la paix sociale, l'unité et la cohésion de notre Nation, étaient tels que les Forces de Défense et de Sécurité étaient placées face à leurs responsabilités. Devions- nous observer la situation se dégrader inexorablement, au point de déboucher sur un affrontement entre Nigériens, dont nul ne pouvait prévoir les conséquences ? Assurément, non, et c'est pourquoi les Forces de Défense et de Sécurité ont été amenée, à leur corps défendant, à intervenir pour arrêter la dérive dans laquelle on engageait le pays. Nous vous avons conviés à cette rencontre, Mesdames et Messieurs les responsables des syndicats, associations et organisations de la société civile, parce que vous êtes une composante essentielle de notre corpus social. Il y a lieu de rappeler, ici, que votre rôle et votre contribution, aux côtés des autres structures organisées, dans le combat, pour l'avènement du pluralisme politique, ont été considérables, voire déterminants.

Vous le savez, nous avons besoin, aujourd'hui, d'un climat social serein, pour affronter les défis qui se dressent devant nous ! C'est pourquoi, vous devez continuer d'apporter votre contribution à la préservation des acquis sociaux. De même, vous devez nous aider à élargir et à renforcer le champ des libertés publiques, individuelles et collectives, notamment celles d'expression et de presse. A cet effet, j'exhorte les acteurs de ce secteur à faire preuve de professionnalisme. A vous aussi, nous demandons, à travers les représentants que vous désignerez au Conseil consultatif, de nous dire quelle est votre perception et quelles sont vos attentes, quant à l'ensemble de ces questions et tant d'autres. Vos      réflexions, analyses et propositions, quant à la conduite du processus de transition dans lequel notre pays est aujourd'hui engagé, inspireront certainement le Conseil consultatif, autant qu'elles éclaireront le CSRD, quant aux orientations à donner, ainsi qu'aux décisions à prendre, en vue d'une restauration effective et durable de la démocratie !

Je vous remercie. »

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